Le PNE, quézaco ?

Le PNE est un concours de nouvelles érotiques qui se déroule en temps réel, lors d’une nuit d’écriture. Il est réservé à des auteurs déjà publiés. Auteurs de textes érotiques ou non, publiés en livre, en revue, sur le net ou de plus exotique manière encore, les termes « auteurs » et « publiés » doivent être entendus au sens le plus large possible : en cas de doute, n’hésitez pas à nous écrire !

La prochaine nuit d’écriture aura lieu du samedi 18 décembre 23 heures 59 au lendemain matin 8 heures, heure butoir après laquelle plus aucun texte ne sera accepté. Pour s’assurer du fair-play des participants, et pour éviter toute « triche », une double contrainte (un thème – souvent un jeu de mot tiré par les cheveux – et un mot final) est révélée au dernier moment aux participants, et nous attendons d’eux qu’ils fassent preuve aussi bien d’imagination que de cohérence quant au respect de cette contrainte.

Les nouvelles candidates sont ensuite rendues anonymes et lues par un jury de présélection, qui établit une short list. Cette short list est à son tour lue par le jury officiel du PNE, puis au terme d’une réunion qu’on imagine houleuse (et on ne se trompe pas !), le texte lauréat est désigné, accompagné d’une dizaine d’autres qui paraissent au jury dignes de figurer dans le recueil annuel.

L’auteur ou l’autrice du texte vainqueur emporte la somme de 3000 euros, ainsi qu’une résidence d’écriture de trois semaines en Camargue.

Pour en savoir plus, n’hésitez pas à consulter la page Règlement de ce site !

Et si vous intéressez aux coulisses et à la « cuisine » interne du PNE, voici quelques éclaircissements à propos du parcours que franchissent vos nouvelles, depuis votre crâne en ébullition, certaine nuit de décembre, jusqu’à la parution du recueil annuel, onze mois plus tard.

— Dans les jours qui suivent la nuit d’écriture, je répertorie dans un tableau Excel chaque texte et l’anonymise (y compris pour moi, qui suis à la fois organisateur et lecteur – et si vous vous posez la question : non, je ne me souviens pas de qui a écrit quoi lorsque, quelques semaines plus tard, je m’attaque à la lecture des, cette année, 209 nouvelles reçues ; et, non, je ne vais pas vérifier en loucedé : je prends ma tâche au sérieux)

— Ensuite, je fabrique un document brut (sous forme de Word, puis de Pdf) où tous les textes sont rassemblés et subissent une légère mise en forme (tous à la même police, même corps, mêmes marges, etc.) pour un meilleur confort de lecture ; j’en profite pour effectuer un premier balayage, très rapide, qui a pour fonction d’exclure les éventuels textes non réglementaires (absence de mot final, histoire qui n’appartient pas au genre érotique… – chaque année, un ou deux sont malheureusement disqualifiés pour ce genre de raison)

— Vient le moment de rassembler les volontaires, triés sur le volets, qui vont constituer le jury de pré-sélection. Il se compose de lecteurs et lectrices « historiques », je veux dire qui participent à la pré-sélection depuis le début du PNE ou presque, souvent du gagnant ou de e la gagnante de l’an passé (qui fait aussi partie du second jury), et de moi-même (qui fait aussi partie du second jury).

— Chacune et chacun lit la totalité des textes et leur attribue une note qui varie de 0 à 3. Cette année, il y avait 209 textes à lire, pour un total d’environ deux millions de signes (pour vous donner une idée : c’est trois à quatre fois plus qu’un roman de bonne taille).

— Vient alors la partie délicate, celle qui me demande, en tant qu’organisateur du prix, le plus de doigté. Quand j’ai reçu l’ensemble des grilles de notation, j’établis une synthèse : c’est-à-dire que sont finalistes bien sûr les textes qui ont obtenus des scores importants, mais aussi tous ceux qui ont été pointés ou aimés par l’un d’entre nous. Par exemple, un texte avec un très faible score mais que l’un d’entre nous a noté 3 (coup de cœur, donc) se retrouve forcément finaliste. À la fin de ce casse-tête, j’obtiens une liste de 20 ou 25 textes, que je soumets aux autres lectrices et lecteurs et qui doit refléter l’ensemble des sensibilités et des jugements. Si à leur avis il manque des textes, on discute. Si elle est validée, je n’y touche plus.

— Dans la foulée, je compose un nouveau document (Word, puis Pdf), dans lequel les textes sont rassemblés à destination du second jury.

— Après quelques semaines de lecture, le second jury se réunit. À l’issue de la délibération et au bout de plusieurs tour de scrutins (trois ou quatre en moyenne, mais ça peut durer plus longtemps que ça en cas de ballottage), sont désignés non seulement le texte vainqueur, mais aussi les neuf ou dix autres qui composeront le recueil annuel. Le nom de la gagnante ou du gagnant est révélé.

— Dans le courant du mois de septembre, l’équipe d’Au diable vauvert (maison d’édition responsable de la parution du recueil) prend contact avec les autrices et auteurs des textes figurant au sommaire pour la partie éditoriale.

— En novembre, le recueil apparaît en librairie et dans la boîte aux lettres des autrices auteurs qui en font partie ; joie, liesse, rires.

— En décembre, rebelote.

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